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Une seule définition : lire, écrire, écouter et partager !

vendredi 7 mai 2010

Du bon usage du mail...




Le mail, ou courrier électronique ou encore courriel, a pris une importance incroyable dans notre vie ces dix dernières années. A tel point qu'aujourd'hui, on donne plus facilement son mail que son numéro de téléphone aux personnes que nous rencontrons et avec qui nous souhaitons garder le contact.

Le mail possède sur le téléphone l'avantage, non négligeable, de ne pas être intrusif puisqu'il est possible de consulter "sa boite mail" librement à toute heure du jour et de la nuit si, et uniquement si, on souhaite lire son mail, à contrario du téléphone qui peut sonner inopinément quand on s'y attend le moins.

Le courrier électronique a réellement vu le jour en 1971 sous les doigts d'un ingénieur dénommé Ray Tomlinson employé de BBN, une société privée basée à Cambridge qui travaillait en collaboration avec le département de la défense américaine.

Bien entendu, je vous passe les détails techniques de la mise en place de ce programme de messagerie, ce serait long, fastidieux et vous pourriez tout aussi bien en trouver tous les détails sur le net, à votre convenance.

Ce concept de messagerie électronique servait donc au départ à échanger des informations entre les différentes bases militaires, puis son utilisation s'est avérée d'une grande utilité commerciale jusqu'à ce que le plus grand nombre se l'approprie via le programme d'AOL en 1993, puis Nescape Navigator les années suivantes.

Autres temps, autres moeurs et il faut bien que l'usage s'adapte a ce nouvel outil qui bouscule les codes typographiques et les formules alambiquées en vigueur sur un courrier papier.
Quoiqu'il en soit, il existe cependant quelques règles de politesse et de correction qu'il serait bon de ne pas oublier comme dans toute correspondance digne de ce nom.

- Un mail comporte un mot d'ouverture (bonjour, hello, coucou...) qu'importe ce mot mais il évite d'être sec et péremptoire.

- Un mail comporte également une formule de politesse et une signature, ce n'est pas parce que votre adresse signifie que c'est vous qui l'avez envoyé, qu'il ne faut pas le clôturer correctement même par une allocution simple (A bientôt, à très vite, bises, bien à toi...).

- Un mail c'est un écrit et tout écrit se doit d'être respecté, on évitera donc, autant que faire ce peut, les fautes d'orthographe à répétition, les onomatopées stupides et le "langage texto" illisible et souvent dénué de sens...n'hésitez pas à vous relire, la vitesse est un mauvais réflexe surtout en matière de communication.

- Un mail peut être, très facilement, transféré à n'importe qui, il faut donc faire attention à ce que l'on écrit et garder à l'esprit que "Verba volent, Scripta manent" (les paroles s'envolent mais les écrits restent).

- Enfin, et ce n'est pas la plus petite de ses règles : quand quelqu'un prend la peine de vous écrire, prenez la peine de lui répondre !!!! même laconiquement ! ne pas répondre à un mail, même pour dire qu'on l'a bien reçu, est d'une incorrection incroyable ! un manque de politesse impardonnable !

Servez-vous donc de votre messagerie pour communiquer, vous gagnerez du temps et dans un souci éco-citoyen, vous économiserez du papier, mais faites-le avec toutes les précautions d'usage en n'oubliant jamais que c'est à quelqu'un que vous vous adressez et non pas à une machine.

Humaniser l'écrit est aujourd'hui plus qu'indispensable à l'heure d'une technologie qui parfois nous dépasse, sachons rester ce que nous sommes : Humains !

mercredi 14 avril 2010

Millénium ou l'infernale saga



Je me suis souvent demandée d'où pouvait venir ce raz-de-marée viking qu'on a appelé "la milleniumania"...Il fallait qu'elle soit rudement intéressante cette trilogie pour déclencher autant d'intérêt et de passion, à l'instar d'un "Da Vinci Code" qui a fait les beaux jours de son éditeur.

Comme il vaut toujours mieux se faire sa propre opinion, je suis allée mettre mon nez dans ce fameux "Millénium" à commencer par "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" drôle de titre pour un thriller !

Le scénario est bien ficelé, intéressant voir captivant. Je comprends mieux alors, l'engouement qu'a pu susciter ce roman. Il est difficile d'en résumer un seul livre tant il se passe de choses ! Les aventures de Super Blomkvist et Lisbeth Sander me happent définitivement et j'enchaine les tomes comme des barquettes de fraises Tagada ! Je me suis aussi laissée prendre au jeu et je n'ai pas pu décoller mon nez avant de l'avoir terminé.

Néanmoins, que d'erreurs de syntaxe ou de grammaires !!

Des exemples : "des affirmations qu'il n'avait pas documenté" au lieu de parler d'un journaliste qui a des "sources douteuses" (Vol II p. 216) ou encore "c'était juste après que j'ai percé" (Vol. I p.401), "Dag avant définitivement un portable" (Vol. II p.362), "quand le train avait dépassé le pont d'Arsta" (Vol. III p.157) au lieux de "quand le train eut dépassé"...etc.

Mais soyons compréhensif et mettons cela sur le compte d'une mauvaise traduction du suédois au français.
Pour le reste, j'ai vraiment beaucoup aimé cette triologie qui défie les superlatifs et que je trouve admirable par son ingéniosité et son réalisme. C'est réellement captivant !
Stieg Larsson, hélas, n'a pas pu écrire son 4ème opus, alors qu'il en prévoyait 10 ! il est décédé d'une crise cardiaque au moment où il remettait sa trilogie à son éditeur. Un grand malheur pour ses fans et je dois bien reconnaître, maintenant, que j'en fais partie !
Je ne peux que vous encourager donc à lire cette série et, le cas échéant, à me donner votre avis !

- "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" Millénium 1 (576 pages)
- "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" Millénium 2 (656 pages)
- "La reine dans le palais des courants d'air" Millénium 3 (710 pages)

Le tout chez Acte Sud et depuis peu, en poche.

lundi 12 avril 2010

€uro ou €uros ?



Un jour, un de mes (ex) patron, me demanda de ne pas faire  l'accord lorsque j'écrivais, par exemple, "trente quatre €uro", je lui répondis que le terme "€uro" désignant une monnaie pouvait s'entendre avec ou sans pluriel. Soit on le considère comme une unité monétaire soit on le considère comme un adjectif.

Vexée par sa remarque et sachant pertinemment qu'il fallait faire l'accord, je décidais d'en avoir le coeur net et j'eus donc recours à le seule référence valable en France : l'Académie Française ! Savez-vous que vous pouvez leur poser toutes vos questions sur leur site internet ?? (http://www.academie-francaise.fr/contact/index.html)

L'Académie, bien sérieusement me répondit quelques jours plus tard pour m'indiquer la chose suivante :

L’Académie française rappelle que le mot euro prend la marque du pluriel : on écrit un euro, des euros (Cf. Journal officiel du 2 décembre 1997). La centième partie de l’euro doit se dire et s’écrire centime (Communiqué de presse du 13 décembre 2001).

La marque du pluriel n’étant pas la même selon que l’on utilise telle ou telle langue de l’Union européenne, c’est la forme euro qui figure sur les billets et sur les pièces. Elle peut être considérée comme un symbole et non comme l’indication de n unités monétaires. Son abréviation est, selon la norme ISO, EUR.


ça valait bien quelques €uros supplémentaires à la fin du mois non ??

vendredi 9 avril 2010


Je suis allée chez mon disquaire pas préféré mais le plus proche de mon bureau, à savoir la FNAC, chercher le dernier album de l'Arpeggiata "Via Crucis". J'aime cet ensemble que j'ai découvert en 2004 et dont je ne me lasse pas. Ce groupe est dirigé par Christina Pluhar, musicienne autrichienne, luthiste et joueuse de théorbe, spécialiste de la musique ancienne. Cet ensemble classique s'inscrit volontiers dans l'anticonformisme, s'ouvre parfois au Jazz et à l'improvisation souvent harmonieux avec un répertoire purement baroque.

"Théatro d'Amor" était déjà exceptionnel par son insolence, sa musicalité et sa profondeur dans l'interprétation de Montéverdi. "Via Crucis", ce nouvel album, reste dans le registre baroque mais explore sous le thème du chemin de croix et de la Passion, des airs méditerranéens jouant avec l'exaltation et la douceur latine. On s'étonne d'entendre des chants corses mélangés au baroque mais finalement ce n'est pas si surprenant tant le bassin méditerranéen est emprunt de cet art florissant, grandiloquent et exubérant.

On retrouve Philippe Jaroussky et Nuria Rial qu'on a l'habitude d'entendre avec l'Arpeggiata et qui nous enchantent toujours mais aussi Lucilla Galéazzi, une belle voix italienne veloutée et d'une grande présence, sans oublier le groupe corse "Barbara Fortuna" qui met si bien en valeur ce chant profond et suave typique de la Corse. Ce qui reste étonnant c'est de constater dans le chant baroque classique et dans le chant populaire baroque (ce qui n'est pas la même chose...) une spiritualité identique qui cherche une même élévation.

Je retrouve dans cet album quelques aires connus et déjà entendus du chant populaire italien que j'aime véritablement beaucoup, mais également un répertoire savant qui fait souvent mon bonheur...

Une petite note pour vous dire qu'en dehors de ça, l'objet CD est en lui même un très bel objet accompagné d'un livret et d'un DVD fêtant les 10 ans de l'Arpeggiata où l'on peut voir et réentendre quelques morceaux choisis d'une grande qualité.

Le grand Albert


Il ne vous aura pas échappé que cette année nous "fêtions" (si j'ose dire...) les 50 ans de la disparition d'Albert Camus. Pourquoi ne pas en profiter pour revenir vers cet auteur souvent ignorer aujourd'hui ?

On a tous quelque part autour de nous, un Lycée Albert Camus, un boulevard Albert Camus, une citée Albert Camus....peut-être est-il temps de se réapproprier cet auteur que finalement nous connaissons peu et même, de moins en moins !

"Le Monde" a édité un très beau numéro hors série de 124 pages, que je vous suggère de vous procurer, si ce n'est pas déjà fait. On y trouve une interview d'Albert Camus mais aussi des témoignages, des extraits de lettres, notamment un courrier de Jean-Paul Sartre concernant la fameuse "bataille philosophique", mais aussi des photos, extraits d'oeuvres etc. Je vous signale également l'ouvrage d'Alain Vircondelet "Albert Camus, fils d'Alger" Editions Fayard.

N'hésitez pas à redécouvrir, nichés dans votre bibliothèque (ce dont je ne doute pas...) ses romans et essais tels que "La Chute", "L'Etranger", "L'homme révolté" ou encore "Le Mythe de Sisyphe" mais aussi ses pièces de théatre comme "Les Justes" ou encore "Caligula"...

Albert Camus, nous laisse une oeuvre philosophique de premier plan. Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas on se doit au moins de ne pas l'ignorer !